
Angola, années 1990
KUDURO
L'énergie électro-tropicale de Luanda
Le Kuduro est né dans les quartiers populaires de Luanda, au début des années 1990, comme fusion entre le Semba angolais, la Kizomba, le hip-hop américain et la Soca caribéenne, sur une production électronique brute et rapide. Son nom (« cul dur » en portugais du peuple) évoque la posture caractéristique du danseur, buste penché et bassin engagé.
Danse solo ou de groupe, extrêmement percussive, elle est portée par des chorégraphies virales relayées d'abord par les cassettes puis par YouTube, et par des artistes comme Buraka Som Sistema qui l'exportent en Europe dans les années 2000. Aujourd'hui, le Kuduro fait partie intégrante de la culture urbaine africaine et de la scène afro-européenne.
Comment ça se danse
La technique & les figures
Le Kuduro se danse le plus souvent en solo ou en ligne, sur des productions électroniques rapides (autour de 140 bpm). Les mouvements sont percussifs, secs, et engagent tout le corps sur des temps très marqués.
Les styles et les fondamentaux
La posture reste basse, avec le buste penché en avant et beaucoup de travail sur les hanches, les épaules et les pieds. La signature du style est un vocabulaire de « steps » nommés qui circulent d'une chorégraphie à l'autre.
Figures principales
- 01
Semba step
Pas hérité du Semba angolais, avec ondulation rapide du bassin.
- 02
Percussif corporel
Isolations sèches des épaules et du bassin sur les temps forts.
- 03
Chorégraphies virales
Séquences codifiées transmises par vidéo, dansées collectivement en soirée.
Lire la musique
Kuduro électronique angolais (Tony Amado, Buraka Som Sistema, DJ Znobia).