Afrobeats

Nigeria / Ghana, années 2010

AFROBEATS

La pop panafricaine des années 2010

Les Afrobeats (avec un « s ») désignent une nouvelle génération de pop panafricaine née au Nigeria et au Ghana à la fin des années 2000. Wizkid, Burna Boy, Davido, Rema, Tems, Ayra Starr, Ckay ou Asake fusionnent R&B, dancehall, hip-hop, house et rythmes ouest-africains sur des productions courtes, calibrées pour le club et le streaming.

Contrairement à l'Afrobeat originel de Fela — dont il ne partage que le nom — l'Afrobeats est une musique de chansons de 3 minutes, dansées sur des chorégraphies virales : Zanku, Shaku Shaku, Gwara Gwara, Legwork, Alkayida. Chaque hit s'accompagne de son « challenge » diffusé sur TikTok et Instagram, faisant de Lagos et Accra les nouveaux épicentres de la pop mondiale.

Comment ça se danse

La technique & les figures

L'Afrobeats se danse sur des tempos 4/4 à 100-115 BPM. Le corps est bas, les genoux fléchis, le bassin actif. La musicalité passe par la capacité à isoler chaque section instrumentale — kick, snare, shaker, log drum — dans le corps. C'est une danse d'improvisation, mais chaque « step » a un nom, un créateur et un morceau associé.

Les styles et les fondamentaux

Le style se compose de dizaines de « challenges » viraux qui apparaissent et disparaissent au rythme des hits. La plupart sont dansés en solo face caméra, ou en petit groupe synchronisé. Le poids reste en avant, le bassin travaille en isolation, les bras miment souvent une action (téléphone, ceinture, écran).

Figures principales

  • 01

    Zanku (Legwork)

    Sautillement rapide sur les pointes, mains devant. Créé par Zlatan Ibile en 2019, adopté par toute la scène.

  • 02

    Shaku Shaku

    Genoux fléchis, bras croisés en X, épaules qui rebondissent. Viral au Nigeria en 2017-2018.

  • 03

    Gwara Gwara

    Pas sud-africain popularisé par DJ Bongz : balancement des bras et une jambe qui frotte le sol en cercle.

  • 04

    Alkayida

    Genoux qui claquent l'un contre l'autre, bras qui balaient. Vient du Ghana (2013), popularisé par Guru.

  • 05

    Odi

    Kényan à l'origine, adopté par la scène Afrobeats : pas de côté avec un léger jump et lancer de bras.

  • 06

    Sped-up hip roll

    Roulement rapide du bassin sur les productions les plus dansantes, hérité des isolations ouest-africaines.

Lire la musique

Wizkid (Essence, Ojuelegba), Burna Boy (Ye, Last Last), Davido (Fall, Unavailable), Rema (Calm Down), Tems, Ayra Starr, Asake, Ckay (Love Nwantiti). Productions à 100-115 BPM, très marquées par le shaker et le log drum amapiano.

Le saviez-vous ?

Le « s » qui change tout

01

Fela Kuti détestait l'idée qu'on assimile sa musique à la pop nigériane. Le « s » d'Afrobeats a d'ailleurs été ajouté par la scène londonienne dans les années 2010 pour distinguer les deux genres.

Wizkid & Beyoncé

02

En 2019, Beyoncé fait appel à Wizkid pour l'album The Lion King: The Gift, achevant la reconnaissance mondiale de l'Afrobeats.

TikTok comme accélérateur

03

Le morceau « Love Nwantiti » de Ckay est devenu, grâce à TikTok, la première chanson africaine à dépasser le milliard de streams sur Spotify.

Explorer les rythmes

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Connexions transversales

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