Charleston

Charleston, Caroline du Sud, années 1920

CHARLESTON

La folie dansante des années 20

Le Charleston tire son nom de la ville de Charleston en Caroline du Sud, où il émerge dans la communauté afro-américaine au début du XXe siècle. Il est popularisé mondialement par la comédie musicale « Runnin' Wild » (1923), dont la chanson « The Charleston » devient un phénomène planétaire. C'est la danse emblématique des « Roaring Twenties », des flappers, du jazz, de la Prohibition et des speakeasies.

Longtemps considéré comme trop « scandaleux » — au point d'être interdit dans certains bals bourgeois —, il devient dans les années 1930 la base rythmique du Lindy Hop. Il connaît un renouveau constant dans la scène swing depuis les années 1990 et reste enseigné dans toutes les écoles de danse rétro du monde.

Comment ça se danse

La technique & les figures

Le Charleston se danse sur des musiques jazz Dixieland à 180-260 BPM. Le pas de base repose sur des kicks avant-arrière alternés, avec les genoux qui se croisent et les mains qui balancent en opposition. C'est une danse joyeuse, presque comique, très visuelle.

Les styles et les fondamentaux

Deux versions cohabitent. Le Charleston solo (« 20's Charleston ») se danse seul ou en groupe, avec un vocabulaire riche de kicks, twists et « knock knees » (genoux qui se cognent). Le Charleston en couple, adopté par le Lindy Hop, se pratique face à face ou en tandem.

Figures principales

  • 01

    Basic Charleston

    Kick avant droite, retour, kick arrière droite, retour. Alterné avec la gauche. Base de tout le vocabulaire.

  • 02

    Knock knees

    Genoux qui se cognent alternativement, mains qui passent de gauche à droite. Signature visuelle du style.

  • 03

    Twist step

    Rotation rapide des talons vers l'extérieur puis vers l'intérieur, comme si on écrasait une cigarette.

  • 04

    Tandem Charleston

    Version en couple où le follower est devant le leader, tous deux exécutant le même kick. Figure Lindy Hop typique.

  • 05

    Suzie Q

    Croisement rapide d'un pied devant l'autre en pivotant sur les talons. Pas emblématique du solo jazz.

  • 06

    Boogie back

    Retrait progressif en arrière avec les mains qui balaient le sol. Pas comique et festif.

Lire la musique

Jazz Dixieland des années 1920-30 : James P. Johnson, Louis Armstrong, Bix Beiderbecke. Aussi utilisé sur des morceaux Electro Swing modernes (Parov Stelar, Caravan Palace).

Le saviez-vous ?

Josephine Baker

01

Josephine Baker a introduit le Charleston à Paris en 1925 avec la Revue Nègre, provoquant un scandale et un enthousiasme sans précédent.

Interdictions

02

Dans les années 1920, le Charleston fut interdit dans plusieurs villes américaines pour « immoralité ». Certaines salles ont même effondré leur plancher sous les vibrations des danseurs.

Explorer les rythmes

Connexions transversales

Des styles d'une autre famille, mais qui partagent un langage commun avec la Charleston.