Shim Sham

États-Unis (New York), fin des années 1920

SHIM SHAM

Le salut final devenu hymne du swing

Le Shim Sham est né à la fin des années 1920 à New York, comme un salut final chorégraphié que les danseurs de claquettes de vaudeville exécutaient tous ensemble à la fin des spectacles. Attribué à Leonard Reed et Willie Bryant, il utilisait à l'origine des chaussures ferrées avant d'être adapté « à plat » pour être dansé socialement, sans claquettes.

Repris par la scène lindy hop dans les années 1980 et 1990 lors du revival du swing, le Shim Sham est devenu la chorégraphie communautaire par excellence : quand elle démarre, toute la salle entre en ligne et danse ensemble le même enchaînement. C'est une manière de célébrer l'histoire du jazz vernaculaire et de rappeler les racines afro-américaines de tout le swing.

Le vocabulaire mélange pas de jazz roots (Boogie Back, Boogie Forward, Half Break, Tacky Annie), stomps rythmiques et jeux d'épaules. Il se termine traditionnellement par un « Shim Sham Shimmy » — un tremblement d'épaules joyeux qui donne son nom à toute la chorégraphie.

Comment ça se danse

La technique & les figures

Le Shim Sham se danse en ligne, sans partenaire, sur un morceau de swing entre 130 et 160 bpm (souvent « 'Tain't What You Do » de Jimmie Lunceford ou « Shim Sham Shimmy » de la version Frankie Manning). Les figures sont enchaînées dans un ordre fixe, avec des « breaks » collectifs qui rythment la progression.

Les styles et les fondamentaux

La posture reste basse et bounce, typique du jazz vernaculaire : genoux souples, corps en légère avance, épaules libres. Chaque figure occupe 8 temps et se joue deux fois avant de passer à la suivante. Les pieds « frappent » le sol comme des claquettes silencieuses, avec beaucoup de son sur les temps 2 et 4.

Figures principales

  • 01

    Shim Sham step

    Pas de base signature : trois stomps latéraux enchaînés à un shuffle, exécutés d'un côté puis de l'autre.

  • 02

    Push and Cross

    Poussée sur un pied suivie d'un croisement de l'autre devant. Emblématique de la deuxième section du Shim Sham.

  • 03

    Tacky Annie

    Enchaînement de pas syncopés avec kick et frappe au sol, hérité du jazz vernaculaire des années 30.

  • 04

    Half Break / Full Break

    Breaks rythmiques utilisés pour ponctuer la chorégraphie et resynchroniser toute la ligne avant la figure suivante.

  • 05

    Shimmy final

    Tremblement collectif des épaules qui clôt la chorégraphie et donne son nom au Shim Sham.

Lire la musique

Le morceau de référence est « 'Tain't What You Do (It's the Way That You Do It) » de Jimmie Lunceford, mais toute la culture swing propose ses variantes tempo. La chorégraphie est calée sur la structure de 32 mesures typique du jazz de bal.

Le saviez-vous ?

De la scène au dance floor

01

À l'origine dansé avec des chaussures ferrées comme salut final de spectacle, le Shim Sham a été « désarmé » de ses fers pour pouvoir être partagé socialement par toute une salle.

Frankie Manning

02

Frankie Manning, figure majeure du lindy hop, l'a popularisé auprès des danseurs sociaux dans les années 1980, en en faisant l'un des rites collectifs des soirées swing du monde entier.

Explorer les rythmes

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Connexions transversales

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